Le diesel atteint 2,245 euros le litre ce vendredi, une hausse record liée au conflit au Moyen-Orient
Le prix du baril de pétrole dépasse 125 dollars après les menaces américaines d'un blocus des ports iraniens, provoquant une flambée des carburants en Belgique.

BELGIUM —
Les faits
- Le prix maximum du diesel (B7) augmente de 8,8 centimes pour atteindre 2,245 euros par litre ce vendredi 1er mai.
- Le diesel avait déjà atteint un record de 2,489 euros par litre il y a trois semaines.
- Le baril de pétrole valait 124 dollars jeudi matin, puis a bondi à plus de 125 dollars après les déclarations américaines.
- Les prix de l'essence 95 (E10) et 98 (E5) ont culminé respectivement à 1,945 euro et 2,027 euros, leurs plus hauts depuis novembre 2022 et avril 2023.
- Le gasoil de chauffage (H0/H7) coûtera 1,3347 euro par litre à partir de 2.000 litres, et 1,3752 euro en dessous.
- Le kern s'est réuni mardi soir à 20h pour finaliser des mesures face à la hausse des prix de l'énergie.
- Les prix des carburants augmentent fortement depuis début mars en raison de la guerre au Moyen-Orient.
- Les États-Unis ont évoqué la perspective d'un long blocus des ports iraniens, prolongeant la pression sur l'économie mondiale.
Une hausse historique à la pompe
Ce vendredi 1er mai, le prix maximum du diesel (B7) grimpe de 8,8 centimes pour atteindre 2,245 euros par litre, selon les nouveaux tarifs publiés par le SPF Economie. Il y a trois semaines, le diesel avait déjà touché un record absolu à 2,489 euros par litre. L'essence 95 (E10) et 98 (E5) ont également atteint des pics à 1,945 euro et 2,027 euros, leurs niveaux les plus élevés depuis respectivement novembre 2022 et avril 2023. Actuellement, les prix maximums de l'essence s'établissent à 1,923 euro pour le 95 et 1,982 euro pour le 98.
Le baril de pétrole franchit les 125 dollars
Jeudi matin, le baril de pétrole valait 124 dollars, un niveau déjà très élevé. Il a ensuite bondi à plus de 125 dollars après que les États-Unis ont évoqué la perspective d'un long blocus des ports iraniens. Cette menace prolongerait la pression sur l'économie mondiale, deux mois après le début du conflit dans le Golfe. Les prix des hydrocarbures, après une petite accalmie, font face à une nouvelle flambée.
Les décisions du kern face à la crise énergétique
Le kern, le comité ministériel restreint, s'est réuni mardi soir à partir de 20h pour finaliser des mesures destinées à atténuer l'impact de la hausse des prix de l'énergie. Cette réunion s'est tenue dans un contexte de tensions liées au conflit au Moyen-Orient. Les détails des mesures n'ont pas encore été rendus publics, mais elles visent à répondre à la flambée des carburants qui affecte les consommateurs belges.
Conséquences directes sur les tarifs à la pompe
Conséquence directe de cette hausse, les tarifs à la pompe, déjà très hauts, vont encore grimper. Le gasoil destiné au chauffage (H0/H7) atteindra 1,3347 euro le litre à partir de 2.000 litres, et coûtera 1,3752 euro en dessous de ce seuil. Le tarif de l'essence, lui, restera inchangé jusqu'à lundi. Les prix déterminés aujourd'hui seront les mêmes pour lundi.
Un contexte de guerre au Moyen-Orient
Depuis début mars, les prix des carburants ont fortement augmenté en raison de la guerre au Moyen-Orient. Le conflit dans le Golfe, qui a débuté il y a deux mois, a provoqué une instabilité persistante sur les marchés pétroliers. Les menaces américaines d'un blocus des ports iraniens ajoutent une nouvelle couche d'incertitude, faisant craindre une prolongation de la pression sur l'économie mondiale.
Perspectives et incertitudes
À ce stade, les prix du pétrole restent orientés à la hausse, soutenus par les tensions géopolitiques. Les mesures annoncées par le kern pourraient apporter un soulagement temporaire, mais l'évolution dépendra de la situation au Moyen-Orient. Les consommateurs belges doivent s'attendre à des prix élevés dans les semaines à venir, alors que le conflit ne montre aucun signe d'apaisement.
Un choc énergétique aux répercussions durables
La flambée des prix des carburants en Belgique s'inscrit dans un contexte mondial de hausse des prix de l'énergie, exacerbé par les tensions géopolitiques. Les records successifs du diesel et de l'essence illustrent l'ampleur du choc. Alors que le gouvernement cherche des solutions, les ménages et les entreprises subissent de plein fouet cette inflation énergétique, qui pourrait peser sur la reprise économique.
À retenir
- Le prix du diesel augmente de 8,8 centimes pour atteindre 2,245 euros par litre ce vendredi, après un record à 2,489 euros il y a trois semaines.
- Le baril de pétrole dépasse 125 dollars après les menaces américaines d'un blocus des ports iraniens, prolongeant la pression sur les prix.
- Les prix de l'essence 95 et 98 ont atteint leurs plus hauts niveaux depuis respectivement novembre 2022 et avril 2023.
- Le kern s'est réuni mardi soir pour finaliser des mesures face à la crise énergétique, mais les détails restent à préciser.
- Le gasoil de chauffage augmente également, avec des tarifs différenciés selon le volume acheté.
- La hausse des prix est directement liée au conflit au Moyen-Orient, qui dure depuis deux mois et ne montre aucun signe d'apaisement.





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