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Le suprémaciste blanc Brenton Tarrant débouté de son appel pour le massacre de Christchurch

La cour d'appel de Wellington rejette la demande du tueur de masse, qui invoquait des conditions de détention « inhumaines » pour contester sa condamnation à perpétuité.

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Le suprémaciste blanc Brenton Tarrant débouté de son appel pour le massacre de Christchurch
La cour d'appel de Wellington rejette la demande du tueur de masse, qui invoquait des conditions de détention « inhumainCrédit · franceinfo

Les faits

  • Brenton Tarrant, 35 ans, a été débouté de son appel le 30 avril 2025.
  • Il avait été condamné en août 2020 à la prison à perpétuité sans libération conditionnelle.
  • Le massacre du 15 mars 2019 a fait 51 morts dans deux mosquées de Christchurch.
  • Tarrant a filmé ses actes pendant 17 minutes et publié un manifeste raciste avant l'attaque.
  • Il est incarcéré dans une unité spéciale de la prison d'Auckland pour détenus à risque extrême.
  • La cour a jugé que ses aveux étaient volontaires et qu'il n'avait subi aucune contrainte.
  • Les avocats des familles des victimes ont exprimé leur « immense soulagement ».

Une demande d'appel rejetée pour défaut de fondement

La cour d'appel de Wellington a rejeté, jeudi 30 avril, la demande de Brenton Tarrant visant à annuler sa condamnation pour le massacre de 51 personnes dans deux mosquées de Christchurch en 2019. Les juges ont qualifié la requête de « totalement dénuée de fondement ». Le suprémaciste blanc de 35 ans avait plaidé coupable en 2020 et était devenu la première personne condamnée à la prison à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle dans l'histoire de la Nouvelle-Zélande. Il contestait désormais sa peine en invoquant des conditions de détention « inhumaines » pendant son procès.

L'argument des conditions de détention rejeté par la cour

Lors de son audience en février devant la cour d'appel, Tarrant avait soutenu que ses conditions d'incarcération dans une unité spéciale pour détenus à risque extrême l'avaient rendu incapable de prendre des décisions rationnelles au moment de plaider coupable ou non coupable. Il est détenu à la prison d'Auckland avec très peu de contacts avec l'extérieur ou les autres prisonniers. Dans sa décision, la cour a indiqué: « La cour n'accepte pas les preuves fournies par M. Tarrant concernant son état mental. » Les magistrats ont estimé que le témoignage de Tarrant « comporte des incohérences et ses déclarations sont en contradiction avec les observations détaillées des autorités pénitentiaires, ainsi qu'avec les évaluations des professionnels de santé mentale réalisées au moment où il a plaidé coupable ».

Des aveux jugés volontaires et une tentative d'abandon de la procédure

Le collège de trois magistrats a conclu que les aveux de Brenton Tarrant étaient volontaires et qu'« il n'avait subi aucune contrainte ni pression pour plaider coupable ». Une semaine après avoir interjeté appel en février, Tarrant avait tenté d'abandonner la procédure en déposant une requête signée sous un « pseudonyme de son invention ». Cette requête a été rejetée car elle n'était ni datée ni certifiée par un témoin. Quelques jours plus tard, il a déposé une seconde note, cette fois en règle, affirmant son souhait de ne « plus avoir d'avocat » et estimant que l'appel ne devait pas se poursuivre car « cela conduirait probablement à une erreur judiciaire ».

Le massacre de Christchurch, une tuerie filmée et revendiquée

Le 15 mars 2019, Brenton Tarrant avait ouvert le feu à l'arme automatique pendant la prière du vendredi dans deux mosquées de Christchurch, grande ville de l'île du Sud. Il avait filmé ses actes pendant 17 minutes et publié en ligne un manifeste raciste avant l'attaque. Ce massacre est le plus meurtrier de l'histoire moderne de la Nouvelle-Zélande. Tarrant a reconnu en être l'auteur et a été condamné à la prison à perpétuité sans libération conditionnelle en août 2020.

Le soulagement des familles des victimes

Les avocats représentant les familles des victimes ont fait part de leur « immense soulagement » après la décision de la cour, dans des propos rapportés par le média public RNZ. « Les familles, et franchement nous tous, serons épargnés par le traumatisme de devoir revivre les événements du 15 mars lors d'un nouveau procès », ont-ils déclaré. Ce rejet met un terme définitif aux tentatives judiciaires de Tarrant de contester sa condamnation. Il reste incarcéré dans l'unité spéciale de la prison d'Auckland, où il continuera à purger sa peine sans perspective de libération.

À retenir

  • Brenton Tarrant reste condamné à perpétuité sans libération conditionnelle pour le massacre de Christchurch.
  • La cour d'appel a rejeté son argument de conditions de détention « inhumaines » comme infondé.
  • Les juges ont estimé que ses aveux étaient volontaires et non contraints.
  • Tarrant avait tenté d'abandonner son appel, mais sa requête initiale était irrecevable.
  • Les familles des victimes sont soulagées d'éviter un nouveau procès traumatisant.
  • L'incarcération de Tarrant dans une unité à risque extrême se poursuit sans changement.
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