Dessalement : le Maroc dévoile un plan de 32 stations pour sécuriser son approvisionnement en eau
Le ministre Nizar Baraka a présenté un état des lieux détaillé: 17 usines existantes, 4 en chantier et 11 projets programmés, dont huit nouvelles stations et trois extensions.

MOROCCO —
Les faits
- 17 stations de dessalement sont déjà opérationnelles, avec une capacité totale de 410 millions de m³/an.
- 4 projets sont en cours de construction, ajoutant 447 millions de m³/an de capacité supplémentaire.
- 11 nouvelles installations sont programmées, dont huit stations et trois extensions.
- La station de Souss-Massa aura une capacité de 350 millions de m³/an, la plus grande du programme.
- Une convention-cadre a été signée le 29 avril 2026 entre deux ministères et le Cluster marocain des métiers de l'eau.
- Le Maroc ambitionne de développer des technologies 100% marocaines pour le dessalement.
Un plan hydrique sans précédent
Le ministre de l'Équipement et de l'Eau, Nizar Baraka, a présenté le 28 avril 2026 devant la commission des infrastructures un inventaire complet des projets de dessalement au Maroc. Le pays compte aujourd'hui 17 stations en service, capables de produire 410 millions de mètres cubes d'eau par an. Quatre autres sont en cours de réalisation, avec une capacité supplémentaire de 447 millions de m³/an. Parallèlement, 11 installations sont programmées, dont huit nouvelles stations et trois extensions. L'objectif est de porter la capacité nationale à près de 1,3 milliard de m³/an à terme, afin de faire face à un stress hydrique structurel.
Les mégaprojets de l'Oriental, Souss-Massa et Rabat
Parmi les stations programmées, les plus emblématiques sont celles de l'Oriental (300 millions de m³/an), de Souss-Massa (350 millions de m³/an) et de Rabat (300 millions de m³/an). Ces trois infrastructures bénéficient d'un méga-deal signé avec le groupe Taqa, Nareva, le Fonds Mohammed VI et des partenaires émiratis. D'autres projets de moindre envergure sont prévus à Tanger (150 millions de m³/an), Guelmim et Tan-Tan (96,8 millions de m³/an combinés), Essaouira (12,8 millions de m³/an) et Tarfaya (60 millions de m³/an). Une station dédiée à l'irrigation verra le jour à Boujdour, avec une capacité de 60 millions de m³/an.
Des extensions pour renforcer les sites existants
Trois sites existants bénéficieront d'extensions. À Agadir, 45,7 millions de m³ supplémentaires seront produits chaque année pour l'eau potable et l'irrigation. À El Jadida, l'extension ajoutera 25 millions de m³/an pour l'industrie et l'irrigation. Enfin, à Tarfaya, une extension de 0,47 million de m³/an est prévue pour l'eau potable. Ces travaux s'ajoutent aux quatre projets en cours, dont la station de Dakhla et la nouvelle usine de Safi portée par l'OCP. Une fois ces chantiers achevés, la capacité nationale atteindra 532 millions de m³/an, avant la mise en service des futures infrastructures.
Une convention-cadre pour structurer la filière
Le 29 avril 2026, une convention-cadre a été signée à Rabat entre le ministère de l'Équipement et de l'Eau, le ministère de l'Industrie et du Commerce et le Cluster marocain des métiers de l'eau. Ce partenariat vise à développer un écosystème national autour du dessalement, en soutenant les projets industriels et technologiques, en favorisant l'intégration locale et le Made in Morocco, et en renforçant la recherche appliquée et le transfert de technologies. « Nous ne nous contentons pas de répondre à une urgence: nous construisons un écosystème durable, capable de s'exporter », a déclaré le ministre de l'Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour. Un volet formation est également prévu pour adapter les compétences aux besoins du secteur.
Des unités mobiles déjà déployées
Dans l'attente des grandes infrastructures, des unités mobiles de traitement d'eau ont été mises en service dans plusieurs régions. « Ces solutions innovantes démontrent notre capacité à agir rapidement tout en préparant l'avenir », a affirmé Nizar Baraka. Pour Amine Mohamed, président du Cluster marocain des métiers de l'eau, cette convention est historique: elle va permettre de structurer la chaîne de valeur, de mobiliser les entreprises et de positionner le Maroc comme un acteur clé dans les métiers de l'eau. Le Royaume mise sur une filière compétitive pour répondre à la demande nationale et internationale.
Un enjeu stratégique pour la sécurité hydrique
Face à un stress hydrique croissant, le Maroc diversifie ses sources d'approvisionnement et réduit sa dépendance aux ressources conventionnelles. Cette stratégie s'inscrit dans le sillage des hautes orientations royales, qui placent la question de l'eau au cœur des priorités nationales. « Cette convention marque une avancée décisive dans notre capacité à répondre aux défis hydriques du pays, tout en bâtissant une industrie locale innovante et compétitive », a souligné Nizar Baraka. Le Maroc ambitionne de développer des technologies 100% marocaines, transformant une contrainte climatique en opportunité économique.
À retenir
- Le Maroc dispose de 17 stations de dessalement opérationnelles et prévoit d'en construire 11 supplémentaires, dont huit nouvelles et trois extensions.
- Les mégaprojets de l'Oriental, Souss-Massa et Rabat, portés par un consortium maroco-émirati, atteindront des capacités de 300 à 350 millions de m³/an chacun.
- Une convention-cadre signée le 29 avril 2026 structure la filière nationale, avec un volet formation et un objectif de technologies 100% marocaines.
- Des unités mobiles de traitement d'eau sont déjà déployées pour répondre rapidement aux besoins urgents.
- Le plan de dessalement vise à sécuriser l'approvisionnement en eau face au stress hydrique et à créer une industrie exportatrice.



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