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Le Maroc veut faire de Casablanca un hub aérien mondial entre l'Europe, l'Afrique et les Amériques

Avec un plan d'expansion massif porté par Royal Air Maroc et le méga-aéroport Mohammed V, le royaume vise 80 millions de passagers d'ici 2030.

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Le Maroc veut faire de Casablanca un hub aérien mondial entre l'Europe, l'Afrique et les Amériques
Avec un plan d'expansion massif porté par Royal Air Maroc et le méga-aéroport Mohammed V, le royaume vise 80 millions deCrédit · Ouest-France

Les faits

  • Royal Air Maroc prévoit de quadrupler sa flotte à 200 appareils d'ici 2037.
  • Le Maroc coorganisera la Coupe du monde de football en 2030.
  • L'aéroport Mohammed V de Casablanca doit passer de 30 à 80 millions de passagers par an.
  • La RAM dessert une cinquantaine de villes en Europe, une trentaine en Afrique et bientôt huit en Amérique du Nord.
  • La compagnie a rejoint l'alliance Oneworld, menée par American Airlines et British Airways.
  • Le Maroc est le point d'Afrique le plus proche des Amériques et voisin immédiat de l'Europe.

Un carrefour géographique unique

Le Maroc mise sur sa position stratégique pour devenir une plaque tournante du transport aérien entre l'Europe, l'Afrique et l'Amérique du Nord. Situé à la porte de l'Afrique, voisin de l'Europe et point du continent africain le plus proche des Amériques, le royaume dispose d'un atout géographique rare. Cette situation permet de minimiser les détours pour les passagers en transit, un critère essentiel pour l'efficacité d'un hub. Les autorités marocaines entendent capitaliser sur cet avantage pour attirer un trafic intercontinental croissant.

Royal Air Maroc, une ambition mondiale

La compagnie nationale, Royal Air Maroc (RAM), est au cœur de cette stratégie. Longtemps cantonnée au transport de la diaspora marocaine et des touristes entre l'Europe et le Maroc, elle a décidé d'élargir son rôle pour devenir un transporteur mondial. Membre de l'alliance Oneworld, la RAM prévoit de quadrupler sa flotte pour atteindre 200 appareils d'ici 2037. Elle dessert déjà une cinquantaine de villes en Europe, une trentaine en Afrique et bientôt huit en Amérique du Nord, avec une augmentation prévue année après année.

Le méga-aéroport Mohammed V, clé du dispositif

Pour accompagner cette croissance, l'aéroport Mohammed V de Casablanca est en pleine transformation. De nouveaux terminaux et des équipements ultra-modernes sont déployés pour optimiser les correspondances entre les vols. L'objectif est de faire coïncider les arrivées d'Afrique avec les départs de gros-porteurs vers l'Amérique ou l'Europe, réduisant ainsi les temps d'attente. Cette infrastructure doit permettre de passer de 30 à 80 millions de passagers par an d'ici 2030, année de la Coupe du monde de football coorganisée par le Maroc.

Des moyens financiers conséquents

Les autorités marocaines n'ont pas lésiné sur les moyens pour réaliser cette ambition. Des investissements massifs sont engagés, tant dans la flotte de la RAM que dans les infrastructures aéroportuaires. Cet effort financier vise à faire du Maroc un acteur incontournable du transport aérien entre trois continents, à l'image des hubs du Golfe qui sont devenus des carrefours quasi obligatoires sur les grands axes aériens.

Un défi logistique et concurrentiel

Devenir un hub mondial implique de relever plusieurs défis. La coordination des horaires entre les vols long-courriers et régionaux doit être parfaite pour offrir des correspondances fluides. La concurrence avec les hubs établis d'Europe et du Golfe sera rude. Les spécialistes estiment que la RAM dispose des atouts nécessaires pour réussir, mais la route est encore longue. L'augmentation régulière du nombre de destinations et de fréquences sera cruciale pour attirer les passagers en transit.

Vers un acteur incontournable du ciel

Avec sa position géographique, sa compagnie en expansion et son aéroport modernisé, le Maroc a tous les atouts en main pour devenir un carrefour aérien entre l'Europe, l'Afrique et les Amériques. L'objectif 2030, couplé à la Coupe du monde, sert de catalyseur à cette transformation. Si le plan se concrétise, Casablanca pourrait s'imposer comme un hub de référence, au même titre que Roissy pour Air France ou les aéroports du Golfe. Le pari est ambitieux, mais les fondations sont solides.

À retenir

  • Le Maroc utilise sa position géographique unique pour devenir un hub aérien entre l'Europe, l'Afrique et les Amériques.
  • Royal Air Maroc prévoit de quadrupler sa flotte à 200 appareils d'ici 2037 et a rejoint l'alliance Oneworld.
  • L'aéroport Mohammed V de Casablanca doit passer de 30 à 80 millions de passagers par an d'ici 2030.
  • La Coupe du monde de football 2030, coorganisée par le Maroc, sert d'échéance clé pour ces investissements.
  • La compagnie dessert déjà une cinquantaine de villes en Europe, une trentaine en Afrique et bientôt huit en Amérique du Nord.
  • Le succès dépendra de la capacité à optimiser les correspondances et à concurrencer les hubs établis.
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