Alex Lutz adapte Nicolas Mathieu : « Connemara » sort en salles le 10 septembre 2025
Le comédien et réalisateur, deux fois moliérisé et césarisé, signe l'adaptation du roman de Nicolas Mathieu, avec Mélanie Thierry en femme quadragénaire en quête de sens.

FRANCE —
Les faits
- Alex Lutz est comédien, humoriste, metteur en scène, auteur, romancier et réalisateur.
- Il a remporté deux Molières et un César du meilleur acteur pour « Guy ».
- Son film « Connemara » sort le 10 septembre 2025.
- Le film est l'adaptation du roman éponyme de Nicolas Mathieu.
- Mélanie Thierry incarne Hélène, une femme qui quitte Paris après un burn-out.
- Le personnage retrouve son amoureux de jeunesse, un hockeyeur.
- La pièce « Les petites filles modernes » est en tête des nominations des Molières 2026.
- La 37e cérémonie des Molières sera diffusée sur France 2 le 4 mai 2026.
Un artiste aux multiples facettes livre une adaptation très attendue
Alex Lutz, figure incontournable du paysage culturel français, ajoute une nouvelle corde à son arc avec la sortie de « Connemara », son dernier film en tant que réalisateur. L'œuvre, adaptée du roman de Nicolas Mathieu, débarque sur les écrans le 10 septembre 2025. Lutz, qui a conquis le public aussi bien sur scène qu'à l'écran, y explore les tourments de la quarantaine à travers le regard d'une femme. Le comédien, révélé par son personnage de Liliane dans « Catherine et Liliane » sur Canal+ en 2012, a depuis enchaîné les succès. Avec deux Molières et un César du meilleur acteur pour « Guy » – film qu'il a également réalisé – il s'impose comme un créateur protéiforme. Son nouveau projet confirme cette polyvalence.
« Connemara »: le portrait d'une femme en crise existentielle
Le film suit Hélène, incarnée par Mélanie Thierry, une femme d'une quarantaine d'années qui, frappée par un burn-out, décide de tout quitter pour retourner dans sa ville natale. Ce retour aux sources est l'occasion de renouer avec son passé et, notamment, avec son amoureux de jeunesse, un hockeyeur. Lutz décrit ce personnage comme le reflet des contradictions et des complexités du cœur humain. Dans une interview, le réalisateur a souligné l'importance de montrer le corps qui change, le corps social, et cette « colère » sourde qui habite son héroïne. Il cite une réplique clé: « Fallait-il qu'on me prenne ça, ce trésor de l'enfance, ces cheveux? » Une phrase qui, selon lui, résume le sentiment de perte et de lutte contre le temps qui passe.
Le désir et l'intimité au cœur du récit, traités avec une nouvelle approche
Lutz aborde sans détour la question du désir, fil rouge du film. Il évoque l'évolution des pratiques sur les tournages, avec l'apparition de coachs en intimité. Loin d'y voir une intrusion, il compare leur rôle à celui d'un régleur de cascades: ils permettent de chorégraphier les scènes délicates sans gêne ni maladresse. « Ça crée beaucoup de rires et puis ça crée une vraie chorégraphie », explique-t-il. Cette approche, qui mêle pudeur et franchise, s'inscrit dans une réflexion plus large sur le temps qui passe et les attentes sociales. Le réalisateur confie que vieillir l'a amené à s'interroger sur l'accélération perçue du temps: « Est-ce que ça s'accélère vraiment ou est-ce que notre expérience fait qu'on connaît un peu plus la chanson? »
Un parcours jalonné de récompenses et de projets variés
Avant « Connemara », Alex Lutz a marqué les esprits avec « Guy », qui lui a valu le César du meilleur acteur en 2019. Il a également été récompensé par deux Molières, confirmant son talent sur les planches. Parallèlement, il multiplie les projets: on l'attend dans « Une nuit » aux côtés de Karin Viard, dans « En plein feu » au cœur d'un incendie de forêt, et dans « La guerre des Lulus ». Il prête aussi sa voix à des projets comme « Les rêveurs ». Le 4 mai 2026, la 37e cérémonie des Molières, présentée par l'humoriste Alex Vizorek, sera diffusée sur France 2. La pièce « Les petites filles modernes » domine les nominations, tandis que le spectacle d'Alex Lutz continue de tourner, avec une date à Montauban où il reste des places.
Un regard sur la société contemporaine à travers le prisme de l'individu
Lutz insiste sur le lien entre l'intime et le collectif. Pour lui, l'actualité n'est pas une entité séparée des individus: « On participe à la fabriquer et à la constituer. Les tendances des époques successives, c'est quand même notre sel humain individuel d'abord, puis collectif. » Cette conviction imprègne son travail, où les histoires personnelles deviennent le miroir des enjeux sociétaux. Dans « Connemara », le retour à la province et la confrontation avec le passé résonnent comme une métaphore des questionnements contemporains sur l'identité, la réussite et le bonheur. Le film, porté par une rythmique qui laisse le temps à la réflexion, invite le spectateur à s'arrêter sur les petites choses qui font la vie.
À retenir
- Alex Lutz adapte le roman « Connemara » de Nicolas Mathieu, sortie le 10 septembre 2025.
- Le film explore le burn-out, le retour aux sources et la redécouverte du désir chez une femme de 40 ans.
- Lutz, artiste pluridisciplinaire, cumule deux Molières et un César.
- La pièce « Les petites filles modernes » mène les nominations des Molières 2026.
- Le réalisateur intègre des coachs en intimité pour traiter les scènes de désir avec justesse.
- Son œuvre reflète une conviction: l'individu façonne l'époque, et non l'inverse.




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