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Mai 2026 : quatre jours fériés dont deux vendredis consécutifs offrent des ponts inédits

La configuration du calendrier permet aux salariés de multiplier les week-ends prolongés, tandis que le cadre légal distingue le 1er-Mai, seul jour obligatoirement chômé.

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Mai 2026 : quatre jours fériés dont deux vendredis consécutifs offrent des ponts inédits
La configuration du calendrier permet aux salariés de multiplier les week-ends prolongés, tandis que le cadre légal distCrédit · Le Figaro

Les faits

  • Le mois de mai 2026 compte quatre jours fériés: 1er, 8, 14 et 25 mai.
  • Les 1er et 8 mai tombent un vendredi, offrant deux week-ends prolongés consécutifs.
  • L'Ascension (jeudi 14 mai) permet un pont en posant le vendredi 15.
  • Le lundi de Pentecôte (25 mai) est travaillé pour la plupart des salariés au titre de la journée de solidarité.
  • Seul le 1er-Mai est obligatoirement chômé pour tous les salariés, sauf dérogations.
  • En 2027, les 1er et 8 mai tomberont un samedi, rendant la configuration de 2026 exceptionnelle.
  • Les jours fériés chômés sont rémunérés normalement, sans récupération des heures non travaillées.

Un mois de mai 2026 riche en jours chômés

Le calendrier de mai 2026 s'annonce particulièrement favorable aux salariés français, avec quatre jours fériés répartis sur les cinq semaines du mois. La Fête du Travail ouvre la série le vendredi 1er mai, suivie de la Victoire de 1945 le vendredi 8 mai, de l'Ascension le jeudi 14 mai et du lundi de Pentecôte le 25 mai. Cette concentration de jours fériés en mai est une tradition, mais la configuration de 2026 est jugée exceptionnelle par les observateurs. Les deux premiers jours fériés tombent un vendredi, ce qui permet d'enchaîner directement avec le week-end et de créer deux week-ends prolongés consécutifs. Une telle configuration ne se reproduira pas en 2027, où ces mêmes dates tomberont un samedi.

Le 1er-Mai, un statut juridique à part

Parmi les onze jours fériés légaux prévus par l'article L. 3133-1 du Code du travail, le 1er-Mai occupe une place singulière. C'est le seul jour obligatoirement chômé pour tous les salariés, sauf dans les établissements où la continuité du service est indispensable, comme les hôpitaux, les transports publics, ou encore, depuis peu, les boulangeries et les fleuristes. Pour les salariés autorisés à travailler ce jour-là, la rémunération est obligatoirement doublée. Cette règle s'applique également aux professions comme les médecins, pompiers, policiers, hôteliers et journalistes. Les autres jours fériés, en revanche, ne sont chômés que si une convention collective ou un accord d'entreprise le prévoit, ou si l'employeur en décide ainsi.

Ponts et journée de solidarité: des options multiples

Le jeudi de l'Ascension (14 mai) offre une opportunité de pont en posant le vendredi 15 mai. Plusieurs options s'offrent alors au salarié: l'employeur peut « offrir » ce jour chômé, faire rattraper les heures non travaillées sur d'autres jours, ou imposer la pose d'un jour de RTT ou de congé payé. Dans tous les cas, aucune perte de revenus n'est à prévoir. Le lundi de Pentecôte (25 mai) est quant à lui un jour férié légal, mais il est travaillé pour la plupart des salariés au titre de la journée de solidarité. Instaurée en 2004 pour financer des actions en faveur de l'autonomie des personnes âgées ou handicapées, cette journée de travail supplémentaire n'est pas rémunérée en plus. Les salariés ne perçoivent donc aucune majoration pour ce jour.

Impact sur la fiche de paie: des règles variables

La rémunération des jours fériés travaillés dépend des conventions collectives et des accords d'entreprise. Pour le 8 mai et l'Ascension, certaines branches autorisent le travail sans majoration, tandis que d'autres, comme l'hôtellerie-restauration, prévoient une majoration. Le Code du travail n'impose pas de règle uniforme, laissant la place à des négociations par secteur. En cas de pont, le salarié ne subit aucune perte de revenus, mais les modalités varient: l'employeur peut offrir le jour, le faire rattraper, ou le déduire des RTT ou congés payés. Les salariés sont invités à consulter leur convention collective ou à interroger leur service RH pour connaître les règles applicables.

Une configuration rare qui ne se reproduira pas en 2027

La chance des deux vendredis fériés consécutifs en mai 2026 est exceptionnelle. En 2027, la Fête du Travail et la Victoire de 1945 tomberont toutes deux un samedi, annulant ainsi tout week-end prolongé. Les salariés devront donc attendre plusieurs années avant de retrouver une configuration aussi favorable. Cette rareté rend le mois de mai 2026 particulièrement propice à l'organisation de congés, notamment dans les secteurs où les ponts sont facilement accordés. Les salariés peuvent optimiser leur calendrier en posant quelques jours stratégiques pour bénéficier de périodes de repos plus longues, sans mobiliser trop de jours de congé.

Les autres jours fériés de l'année 2026

Au-delà du mois de mai, le calendrier 2026 compte sept autres jours fériés: le Jour de l'An (jeudi 1er janvier), le lundi de Pâques (6 avril), la Fête nationale (mardi 14 juillet), l'Assomption (samedi 15 août), la Toussaint (dimanche 1er novembre), l'Armistice de 1918 (mercredi 11 novembre) et Noël (vendredi 25 décembre). Certains de ces jours tombent un week-end, comme l'Assomption et la Toussaint, ce qui n'ouvre pas droit à un jour de congé supplémentaire, sauf dispositions conventionnelles plus favorables. Les salariés doivent donc anticiper ces dates pour planifier leurs congés.

À retenir

  • Mai 2026 offre quatre jours fériés, dont deux vendredis consécutifs (1er et 8 mai), permettant des week-ends prolongés.
  • Seul le 1er-Mai est obligatoirement chômé; les autres jours fériés peuvent être travaillés selon les conventions.
  • Le lundi de Pentecôte (25 mai) est travaillé pour la plupart des salariés au titre de la journée de solidarité, sans majoration.
  • Les ponts (ex. vendredi 15 mai) n'entraînent pas de perte de revenus, mais les modalités varient selon l'employeur.
  • En 2027, les 1er et 8 mai tomberont un samedi, rendant la configuration de 2026 exceptionnelle.
  • Les salariés doivent consulter leur convention collective pour connaître les règles de rémunération des jours fériés travaillés.
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