OM : un déficit de 104 millions d'euros, la DNCG veille mais ne condamne pas
Le club marseillais paie un pari sportif risqué, mais les ventes hivernales et la future Ligue des champions offrent une bouffée d'oxygène.

FRANCE —
Les faits
- Déficit de l'OM supérieur à 104 millions d'euros la saison dernière.
- Ventes hivernales de Vaz (AS Roma) et Bakola (Sassuolo) pour environ 35 millions d'euros.
- Participation à la Ligue des champions 2025/2026 estimée à 50 millions d'euros de revenus.
- Jean-Marc Mickeler (DNCG) appelle à un rééquilibrage sans fragiliser le club.
- Stéphane Richard nommé à la présidence, possible tournant vers une politique salariale plus stricte.
- Masse salariale historiquement élevée, avec des départs possibles de Højbjerg, Greenwood, Kondogbia, Pavard ou Balerdi.
Un déficit record, fruit d'un pari sportif assumé
L'Olympique de Marseille a enregistré un déficit de plus de 104 millions d'euros la saison dernière, un chiffre qui interroge sur la santé financière du club. La DNCG, gendarme financier du football français, a pris acte de cette situation sans pour autant dramatiser. Jean-Marc Mickeler, son président, a déclaré que le club avait fait le choix de l'ambition sportive maximale en anticipant des revenus européens qui ne se sont pas matérialisés au niveau espéré. Ce déficit, bien que conséquent, traduit avant tout un pari assumé par Frank McCourt et la nouvelle direction, aujourd'hui rattrapé par une réalité comptable plus stricte. La DNCG se veut accompagnatrice plutôt que punitive: « Notre rôle est de les accompagner vers le rééquilibrage, pas de les fragiliser », a insisté Mickeler. Marseille est sous surveillance, mais pas condamné.
Des recettes hivernales et une Ligue des champions pour amortir le choc
Les pertes seront toutefois moindres cette saison grâce à des leviers financiers déjà activés. Lors du mercato hivernal, l'OM a généré des recettes importantes avec les ventes de jeunes joueurs prometteurs: Vaz, transféré à l'AS Roma, et Bakola, parti à Sassuolo, pour un total avoisinant les 35 millions d'euros. À cela s'ajoute un facteur déterminant: la participation à la Ligue des champions 2025/2026, dont les revenus sont estimés autour de 50 millions d'euros. Ces entrées financières permettent de relativiser l'ampleur du déficit à venir et offrent une base de rééquilibrage à court terme, sans remettre immédiatement en cause la compétitivité sportive.
Stéphane Richard à la présidence, signe d'un tournant structurel
La nomination de Stéphane Richard à la présidence de l'OM pourrait marquer un tournant plus structurel. Derrière ce choix se profile une possible cure d'austérité, avec la masse salariale comme principal levier d'ajustement. Historiquement élevée, elle apparaît aujourd'hui comme la variable d'ajustement prioritaire. Une réduction progressive semble inévitable, possiblement via le départ de joueurs à fort salaire comme Højbjerg, Greenwood ou Kondogbia. D'autres cas, comme Pavard ou Balerdi, sont également dans cette logique, même si chaque situation dépendra du marché et des opportunités. La direction devra gérer finement ces départs pour ne pas sacrifier l'ambition sportive.
Un carrefour entre ambition et rigueur économique
Marseille se retrouve à un carrefour: réduire la voilure sans renoncer à l'ambition sportive exige une gestion fine, presque chirurgicale. Le club doit concilier les impératifs économiques avec le maintien d'un niveau compétitif en Ligue 1 et en Europe. Ce moment de contrainte peut aussi devenir une opportunité. Repartir sur des bases plus saines, avec un recrutement ciblé et une stratégie cohérente, offrirait à l'OM la possibilité de bâtir un projet durable. Moins spectaculaire, peut-être, mais plus solide — et mieux armé pour résister aux aléas économiques du football moderne.
Les prochains mois, test de la stratégie de rééquilibrage
Les prochains mois seront décisifs pour l'OM. La DNCG suivra de près l'évolution des comptes, tandis que la direction devra arbitrer entre départs et recrutements. La fenêtre du mercato estival sera cruciale pour alléger la masse salariale tout en renforçant l'équipe. Les supporters, eux, attendent des signaux clairs sur la capacité du club à rester compétitif sans compromettre sa santé financière. Le pari est risqué, mais les bases d'un rééquilibrage sont posées.
À retenir
- Le déficit de 104 millions d'euros est le résultat d'un pari sportif sur des revenus européens non réalisés.
- Les ventes hivernales (35 M€) et la Ligue des champions 2025/2026 (50 M€) offrent un répit à court terme.
- La DNCG accompagne le club vers un rééquilibrage, sans le fragiliser.
- Stéphane Richard pourrait impulser une politique salariale plus stricte, avec des départs de joueurs à hauts salaires.
- L'OM doit concilier ambition sportive et rigueur économique, un équilibre délicat à trouver.
- Le club peut sortir renforcé de cette crise en bâtissant un projet plus durable et cohérent.

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