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« Pour le plaisir » : Alexandra Lamy et François Cluzet en quête d'orgasme dans une comédie qui divise

Le quatrième film de Reem Kherici, qui sort le 6 mai, aborde le plaisir féminin avec audace mais emprunte des chemins discutables, selon les premiers échos.

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« Pour le plaisir » : Alexandra Lamy et François Cluzet en quête d'orgasme dans une comédie qui divise
Le quatrième film de Reem Kherici, qui sort le 6 mai, aborde le plaisir féminin avec audace mais emprunte des chemins diCrédit · Télérama

Les faits

  • Le film « Pour le plaisir » sort en salles le 6 mai.
  • Il est réalisé par Reem Kherici, coécrit avec Gari Kikoïne et David Solal.
  • Alexandra Lamy incarne Fanny, une quinquagénaire anorgasmique après 20 ans de mariage.
  • François Cluzet joue Tom, son mari inventeur qui crée un sex-toy pour elle.
  • L'avant-première parisienne a eu lieu le lundi 28 avril au cinéma Pathé Palace.
  • Le scénario s'inspire du « Womanizer », un sex-toy réel qui a révolutionné le plaisir féminin.
  • Le film est produit par Elsa Leeb, David Solal et Philippe Rousselet.

Un secret de vingt ans révélé

Après deux décennies de mariage, Fanny (Alexandra Lamy) avoue à son époux Tom (François Cluzet) qu'elle n'a jamais connu d'orgasme. Cette révélation déclenche une quête déjantée: Tom, ingénieur bricoleur, décide de créer un objet qui révolutionnera le plaisir féminin. Le film suit leur aventure, oscillant entre comédie et émotion. Le scénario, signé Reem Kherici, Gari Kikoïne et David Solal, s'inspire du « Womanizer », un sex-toy célèbre pour avoir permis à de nombreuses femmes de se réapproprier leur vie sexuelle. Mais le chemin choisi par le couple interroge: la transformation de Fanny en cobaye et l'exposition de son intimité devant leur fille majeure suscitent des réserves.

Un casting réuni pour l'avant-première parisienne

L'avant-première s'est déroulée lundi soir au cinéma Pathé Palace à Paris, dans une ambiance décontractée. Alexandra Lamy, rayonnante, a posé aux côtés de François Cluzet, venu avec sa femme Narjiss Slaoui-Falcoz. La réalisatrice Reem Kherici était également présente, entourée de nombreuses célébrités. Parmi les invités, on comptait Michel Leeb, venu soutenir sa fille Elsa Leeb, productrice du film avec David Solal et Philippe Rousselet. Vincent Elbaz, Franck Dubosc, Philippe Lacheau, Axelle Laffont, François-Xavier Demaison, Michel Boujenah, Charlotte Gabris et Mélanie Bernier ont aussi foulé le tapis rouge. Une brochette de visages bien connus du cinéma français.

Une comédie audacieuse mais critiquée

Si le sujet du plaisir féminin est traité avec audace, le film emprunte selon certains des voies discutables. La critique souligne que la quête de jouissance du couple, potentiellement intéressante, est entachée par une mise en scène qui réduit la femme à un cobaye et expose sa vie intime sans pudeur. La volonté de partage à tout prix, sous couvert d'émancipation sexuelle, est jugée problématique. Le film, présenté comme une comédie orgasmique mais pas vulgaire, divise déjà. Certains y voient une avancée dans le traitement du plaisir féminin au cinéma, d'autres une approche maladroite qui manque sa cible.

Les enjeux d'une quête de jouissance

Au-delà de la comédie, « Pour le plaisir » aborde des questions de fond: le tabou de l'anorgasmie, la communication dans le couple, et l'importance de l'intimité. Le personnage de Tom, inventeur façon Concours Lépine, incarne une masculinité maladroite mais bien intentionnée, tandis que Fanny cherche à se réapproprier son corps. Le film s'inscrit dans une tendance récente du cinéma français à explorer la sexualité féminine, mais avec un ton résolument léger. Reste à savoir si le public adhérera à ce mélange de dérision et de sincérité.

Un pari risqué pour la réalisatrice

Reem Kherici, connue pour ses comédies grand public, signe ici son quatrième long métrage. En s'attaquant au plaisir féminin, elle prend un risque artistique et commercial. Le film, porté par le duo Lamy-Cluzet, bénéficie d'un casting solide mais devra convaincre au-delà de l'effet de surprise. La sortie en salles le 6 mai sera décisive. Les premiers retours, partagés, laissent présager un accueil mitigé. Le film pourrait néanmoins trouver son public grâce à son sujet universel et à son ton décomplexé.

Une comédie qui bouscule les tabous

En mettant en scène une quinquagénaire en quête d'orgasme, « Pour le plaisir » brise un tabou persistant. Le film ose parler de sexualité féminine après 50 ans, un angle rare au cinéma. Mais cette audace se heurte à des choix narratifs qui peuvent heurter. Le film interroge: jusqu'où peut-on aller pour le plaisir? La réponse, entre rires et malaise, est laissée au spectateur. Une chose est sûre: le débat est lancé.

À retenir

  • Le film « Pour le plaisir » sort le 6 mai et aborde le plaisir féminin avec un ton comique.
  • Alexandra Lamy et François Cluzet incarnent un couple confronté à l'anorgasmie après 20 ans de mariage.
  • La réalisatrice Reem Kherici coécrit le scénario avec Gari Kikoïne et David Solal, inspiré du sex-toy Womanizer.
  • L'avant-première parisienne a réuni de nombreuses célébrités du cinéma français.
  • Le film divise la critique: audacieux mais jugé parfois maladroit dans son traitement de l'intimité.
  • Il s'inscrit dans une tendance à décomplexer la sexualité féminine au cinéma, mais avec un parti pris risqué.
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