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Ventes de voitures électriques en France : bond de 48 % depuis janvier, dopées par la Renault 5 et les marques chinoises

Le marché automobile global reste en berne, avec un recul de 1,6 % sur les quatre premiers mois de 2026, mais l’électrique progresse fortement.

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Ventes de voitures électriques en France : bond de 48 % depuis janvier, dopées par la Renault 5 et les marques chinoises
Le marché automobile global reste en berne, avec un recul de 1,6 % sur les quatre premiers mois de 2026, mais l’électriqCrédit · Boursorama

Les faits

  • Ventes de voitures électriques neuves en hausse de 48 % sur les quatre premiers mois de 2026.
  • Renault 5 est la voiture électrique la plus vendue en France en avril 2026 (3 418 unités).
  • Le marché automobile global recule de 1,6 % depuis janvier 2026 (539 895 unités).
  • En avril 2026, 138 339 voitures neuves immatriculées, en baisse de 0,26 % sur un an.
  • Stellantis conserve la première place avec 36 522 ventes en avril (+8,1 %), mais en baisse de 49,5 % par rapport à avril 2019.
  • Renault groupe vend 35 174 voitures en avril (-9,9 %), en recul de 20,69 % par rapport à avril 2019.
  • Le marché reste inférieur de 27,19 % à son niveau d’avant-crise (quatre premiers mois de 2019).

Un marché en deux temps

Les ventes de voitures électriques neuves en France ont bondi de 48 % au cours des quatre premiers mois de 2026, portées par le succès de la Renault 5 et la percée des marques chinoises. Cette progression contraste avec un marché automobile global atone: 539 895 immatriculations depuis janvier, soit un recul de 1,6 % par rapport à la même période en 2025. En avril, 138 339 voitures neuves ont été vendues, un chiffre quasi stable (-0,26 %) par rapport à avril 2025. Un porte-parole des constructeurs a souligné qu’avant la pandémie, les ventes mensuelles atteignaient environ 175 000 unités. « Depuis l’avant-covid, le marché s’est contracté d’un quart, ce qui équivaut à globalement 500 000 véhicules de moins par an », a-t-il ajouté.

Les constructeurs face à l’inflation et à la croissance nulle

Pour expliquer ce marasme, les constructeurs pointent le retour de l’inflation et une croissance nulle au premier trimestre 2026, malgré un rebond de la consommation des ménages en mars. Le marché reste inférieur de 27,19 % à son niveau des quatre premiers mois de 2019, avant la crise sanitaire. Stellantis, avec ses neuf marques (Abarth, Alfa Romeo, Citroën, DS, Fiat, Jeep, Maserati, Opel et Peugeot), conserve la première place avec 36 522 voitures vendues en avril (+8,1 %), soit 26,4 % de part de marché. Mais le groupe reste loin de son niveau d’avant-covid: ses ventes sont inférieures de 49,5 % à celles d’avril 2019.

Renault en recul, mais la Renault 5 électrique cartonne

Renault et ses trois marques (Alpine, Dacia et Renault) ont vendu 35 174 voitures en avril, en baisse de 9,9 % par rapport à avril 2025, avec une part de marché de 25,4 %. Par rapport à avril 2019, le recul est de 20,69 %. Parmi les modèles, trois Renault et deux Stellantis figurent dans le top 5 des ventes d’avril. La Renault Clio (essence ou hybride) arrive en tête avec 7 216 unités, suivie de la Peugeot 208 (6 469), de la Dacia Sandero (5 353), de la Peugeot 2008 (3 780) et de la Renault 5 (3 418). Cette dernière est aussi la voiture tout électrique la plus vendue en France le mois dernier.

L’électrique tire son épingle du jeu

La hausse de 48 % des ventes de véhicules électriques depuis le début de l’année témoigne d’un engouement persistant pour cette motorisation, malgré un contexte économique difficile. La Renault 5, lancée en version 100 % électrique, séduit une clientèle large, tandis que les marques chinoises gagnent des parts de marché. Ce dynamisme contraste avec la morosité du marché thermique et hybride. Les professionnels du secteur, réunis au sein de la Plateforme automobile (PFA), ont publié ces chiffres vendredi, confirmant une tendance amorcée en 2025.

Un avenir entre espoirs et incertitudes

Si l’électrique progresse, le marché global reste fragilisé par une demande atone et des contraintes économiques. Les constructeurs misent sur de nouveaux modèles et des incitations gouvernementales pour relancer les ventes. La question demeure: le bond de l’électrique suffira-t-il à compenser le déclin des motorisations traditionnelles? Les prochains mois diront si cette dynamique est durable ou si elle s’essouffle face aux défis du pouvoir d’achat et des infrastructures de recharge.

À retenir

  • Les ventes de voitures électriques en France augmentent de 48 % sur les quatre premiers mois de 2026.
  • La Renault 5 est le modèle électrique le plus vendu en avril 2026, avec 3 418 unités.
  • Le marché automobile global est en baisse de 1,6 % depuis janvier 2026, et inférieur de 27 % à son niveau d’avant-crise.
  • Stellantis domine le marché avec 26,4 % de parts, mais ses ventes sont en chute de près de 50 % par rapport à avril 2019.
  • L’inflation et la croissance nulle au premier trimestre pèsent sur les ventes, malgré un rebond de la consommation en mars.
  • L’électrique tire le marché, mais le contexte économique reste défavorable à une reprise durable.
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