Trump déclare les hostilités avec l'Iran « terminées » pour éviter l'approbation du Congrès
Dans une lettre datée du 2 mai, le président américain affirme que la trêve du 7 avril est prolongée, tandis qu'un responsable militaire iranien juge une reprise du conflit « probable ».

BELGIUM —
Les faits
- Donald Trump a ordonné un cessez-le-feu de deux semaines le 7 avril 2026, prolongé depuis.
- Aucun échange de tirs entre les États-Unis et l'Iran n'a eu lieu depuis le 7 avril 2026.
- La lettre de Trump au Congrès, datée du 2 mai 2026, estime les hostilités « terminées ».
- Le président américain se dispense ainsi de solliciter l'aval du Congrès pour poursuivre la guerre au-delà de 60 jours.
- Un responsable militaire iranien a jugé « probable » une reprise du conflit après le rejet par Trump de la dernière proposition iranienne.
- La production pétrolière irakienne s'élève à 1,5 million de barils par jour, dont 200 000 exportés.
- Narges Mohammadi, prix Nobel de la paix, reste hospitalisée en soins intensifs à Zanjan dans un état instable.
Une lettre qui change le cadre juridique du conflit
Le 2 mai 2026, Donald Trump a adressé une lettre au Congrès dans laquelle il déclare que les hostilités avec l'Iran sont « terminées ». Cette affirmation, si elle est acceptée, le dispense de demander l'autorisation du pouvoir législatif pour poursuivre la guerre au-delà de la limite des soixante jours prévue par la résolution sur les pouvoirs de guerre. Le président américain rappelle dans ce courrier avoir ordonné un cessez-le-feu de deux semaines le 7 avril 2026, mesure qui a depuis été prolongée. « Il n'y a pas eu d'échange de tirs entre les forces des États-Unis et l'Iran depuis le 7 avril 2026 », écrit-il, ajoutant que « les hostilités qui ont commencé le 28 février 2026 sont terminées ». Cette interprétation unilatérale contraste avec l'évaluation d'un responsable militaire iranien, qui a jugé « probable » une reprise du conflit. Le rejet par Trump de la dernière proposition iranienne en date alimente les craintes d'une escalade.
Le cessez-le-feu du 7 avril: une trêve fragile
Le 7 avril 2026, Donald Trump a ordonné un cessez-le-feu de deux semaines, mettant fin aux échanges de tirs directs entre les forces américaines et iraniennes. Depuis cette date, aucun affrontement n'a été signalé, mais la trêve reste précaire. Le président américain affirme que le cessez-le-feu a été prolongé, sans préciser sa durée ni les conditions de son maintien. De son côté, l'Iran n'a pas officiellement accepté la trêve, et les déclarations de ses responsables militaires suggèrent une défiance persistante. La situation sur le terrain demeure tendue, notamment au Liban où le Hezbollah, allié de l'Iran, a vivement réagi à une vidéo jugée « offensante » diffusée par la chaîne LBCI.
Tensions régionales: le Hezbollah et la vidéo controversée
Le Hezbollah a qualifié d'« offensante » une vidéo publiée par la chaîne libanaise LBCI, qui caricature ses combattants et son chef Naïm Qassem en personnages du jeu vidéo Angry Birds. La vidéo, tweetée le 2 mai, représente les combattants du groupe pro-iranien équipés de gilets explosifs et de lance-pierres, face à des Israéliens incarnés par des cochons menant des frappes aériennes et pilotant des drones. Dans un communiqué, le Hezbollah a dénoncé « des insultes offensantes qui rabaissent le débat politique à un niveau répugnant ». Le président libanais Joseph Aoun a condamné « toute atteinte aux chefs des communautés religieuses chrétiennes et musulmanes ainsi qu'aux figures spirituelles du Liban ». LBCI, fondée dans les années 1980 par les Forces libanaises (FL), un parti chrétien opposé au Hezbollah, a pris ses distances avec ce parti il y a des années, mais la diffusion de cette vidéo ravive les tensions confessionnelles.
L'Irak et le détroit d'Ormuz: enjeux pétroliers
L'Irak peut ramener sa production pétrolière et ses exportations à des niveaux normaux dans les sept jours suivant la fin de la crise dans le détroit d'Ormuz, a déclaré le vice-ministre du Pétrole, Basim Mohammed, le 3 mai. Actuellement, la production s'élève à 1,5 million de barils par jour, dont environ 200 000 barils exportés. Deux pétroliers ont déjà été préparés, et deux autres sont attendus en fonction des conditions de sécurité dans le détroit. La crise dans cette voie maritime stratégique, liée au conflit américano-iranien, a perturbé les exportations irakiennes et fait grimper les prix du pétrole. La reprise rapide de la production irakienne dépendra de la levée des blocages et de la sécurisation du détroit, où les tensions restent vives.
Narges Mohammadi: l'état de santé de la prix Nobel inquiète
Narges Mohammadi, lauréate du prix Nobel de la paix, est « toujours dans un état instable », selon ses soutiens. Hospitalisée à l'unité de soins intensifs en cardiologie (USITC) d'un hôpital de Zanjan, en Iran, elle reçoit de l'oxygène et souffre d'hypertension artérielle persistante et instable ainsi que de nausées. La Fondation Narges Mohammadi a diffusé ces informations sur X, appelant à une vigilance internationale. Son état de santé fragile intervient dans un contexte de répression accrue des voix dissidentes en Iran. Son hospitalisation soulève des questions sur les conditions de détention et l'accès aux soins pour les prisonniers politiques en Iran.
Quelles perspectives après la déclaration de Trump?
La lettre de Trump au Congrès vise à clore juridiquement le conflit sans passer par un vote des représentants. Cependant, l'absence d'accord formel avec l'Iran et les déclarations contradictoires des deux camps laissent planer un risque de reprise des hostilités. Le responsable militaire iranien qui évoque une reprise « probable » du conflit après le rejet de la proposition iranienne suggère que les désaccords de fond persistent. La communauté internationale observe avec attention les prochains mouvements, tant sur le plan diplomatique que militaire. La situation au Moyen-Orient reste explosive, avec des foyers de tension au Liban, en Irak et en Iran. La déclaration de Trump, si elle apaise temporairement les relations bilatérales, ne résout pas les causes profondes du conflit.
À retenir
- Donald Trump a déclaré les hostilités avec l'Iran « terminées » dans une lettre au Congrès du 2 mai 2026, évitant ainsi une demande d'autorisation pour poursuivre la guerre au-delà de 60 jours.
- Le cessez-le-feu du 7 avril 2026 est maintenu, mais un responsable militaire iranien juge une reprise du conflit « probable » après le rejet de la dernière proposition iranienne.
- La vidéo controversée de LBCI a ravivé les tensions entre le Hezbollah et les chrétiens au Liban, avec une condamnation du président Joseph Aoun.
- L'Irak peut rétablir sa production pétrolière en une semaine après la fin de la crise du détroit d'Ormuz, mais la production actuelle est réduite à 1,5 million de barils par jour.
- Narges Mohammadi reste hospitalisée en soins intensifs à Zanjan, dans un état instable, suscitant des inquiétudes sur les conditions de détention en Iran.
- La déclaration de Trump ne constitue pas un accord de paix formel et laisse les causes profondes du conflit non résolues.



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