Khamenei, réfugié dans un bunker, presse ses successeurs de choisir un nouveau guide suprême
Le guide suprême iranien, âgé de 86 ans, anticipe une possible tentative d'assassinat par Israël ou les États-Unis et accélère la transition pour préserver l'État.

BELGIUM —
Les faits
- L'ayatollah Ali Khamenei, 86 ans, s'est réfugié dans un bunker.
- Il a demandé à l'organe clérical de nommer rapidement son successeur parmi trois noms fournis.
- Son fils Mojtaba, pressenti comme favori, ne figure pas parmi les candidats.
- L'ancien président Ebrahim Raïssi, potentiel successeur, est mort dans un accident d'hélicoptère en mai.
- Les attaques israéliennes ont tué des centaines de civils et des milliers de blessés, selon des groupes de défense des droits humains.
- Le Conseil suprême de sécurité nationale menace de peine de mort toute personne collaborant avec l'ennemi.
- Donald Trump a annoncé une taxation de 25 % sur les importations automobiles européennes, liée au mécontentement sur l'Iran.
- Le coût estimé de la guerre américaine contre l'Iran est de 25 milliards de dollars.
Un guide suprême sous la menace
L'ayatollah Ali Khamenei, guide suprême iranien âgé de 86 ans, s'est retranché dans un bunker, conscient que Tel-Aviv ou Washington pourraient tenter de l'assassiner. Selon des responsables iraniens, il a demandé à l'organe clérical chargé de nommer son successeur de choisir rapidement parmi trois noms qu'il a fournis. La priorité absolue, insiste le spécialiste Vali Nasr, professeur à l'université Johns-Hopkins, est la préservation de l'État.
Une succession accélérée pour éviter le chaos
Le processus de nomination, qui prend habituellement plusieurs mois, doit être accéléré pour assurer une transition ordonnée. Le fils de Khamenei, Mojtaba, religieux proche des gardiens de la Révolution islamique, ne figure pas parmi les candidats, alors qu'il était pressenti comme favori. L'ancien président conservateur Ebrahim Raïssi, également considéré comme successeur potentiel, est mort dans un accident d'hélicoptère en mai dernier.
Une guerre sur deux fronts et une infiltration redoutée
Les responsables iraniens décrivent une guerre sur deux fronts: dans les airs contre les frappes israéliennes sur les bases militaires et les immeubles d'habitation, et sur terre face aux agents secrets israéliens dispersés sur le territoire. La crainte d'une infiltration dans les services de sécurité et de renseignement a ébranlé la structure du pouvoir. Mahdi Mohammadi, conseiller principal du président du Parlement iranien, qualifie cette situation de « plus grand échec de l'Iran », ajoutant: « Il est clair que nous avons subi une violation massive de la sécurité et du renseignement; cela est indéniable. »
Des mesures de sécurité drastiques et une menace de peine de mort
Le ministère du Renseignement iranien émet presque quotidiennement des directives demandant à la population de signaler les individus et les mouvements suspects. Le Conseil suprême de sécurité nationale a annoncé que toute personne travaillant avec l'ennemi doit se rendre aux autorités avant la fin de la journée de dimanche, sous peine de mort. Ces mesures reflètent la gravité de la menace perçue.
Un nationalisme renaissant face aux attaques
Les attaques israéliennes ont paradoxalement déclenché une résurgence du nationalisme chez de nombreux Iraniens. « La guerre a atténué les divisions qui existaient entre nous et avec le grand public », affirme Mohammad Ali Abtahi, homme politique réformiste et ancien vice-président. Les factions politiques, généralement en désaccord, se sont ralliées derrière le guide suprême.
Le contexte international: tensions commerciales et coût de la guerre
Sur la scène internationale, Donald Trump a annoncé une taxation de 25 % sur les importations automobiles européennes, liée au mécontentement sur l'Iran. Par ailleurs, le coût pour les États-Unis de la guerre contre l'Iran, évalué à 25 milliards de dollars, est remis en question. Trump a déclaré qu'il se passait du feu vert du Congrès pour la guerre en Iran, alors qu'expirait la limite de soixante jours fixée par la loi.
Des capacités de résistance économique malgré le blocus
Alors que Washington parie sur le blocus maritime pour empêcher les exportations de brut iranien, les capacités de stockage de l'Iran et les paiements différés de certaines livraisons devraient atténuer l'impact à court terme. Le secteur pétrolier reste sous pression, mais n'est pas étouffé. La communauté internationale, via l'ONU, est appelée à mobiliser les mécanismes existants pour accompagner la résolution du conflit.
À retenir
- Khamenei, réfugié dans un bunker, accélère la désignation de son successeur pour assurer la continuité de l'État.
- Son fils Mojtaba et l'ancien président Raïssi (décédé) ne sont plus candidats à la succession.
- L'Iran fait face à une guerre sur deux fronts et à une infiltration massive de ses services de renseignement.
- Les mesures de sécurité incluent la menace de peine de mort pour les collaborateurs de l'ennemi.
- Les attaques israéliennes ont renforcé le nationalisme iranien et l'unité politique derrière le guide suprême.
- Le conflit s'inscrit dans un contexte de tensions commerciales américano-européennes et de remise en question du coût de la guerre.

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